je suis passé ici

ces temps-ci je vis une sorte de deuil. je viens de publier mon quatrième livre et ayant vécu les 5 dernières années de ma vie avec ces vers, ces mots, ces visions, ces idées de mise en scène, ces spectacles qui alimentaient en musiques, en phrasés, en rythmes de langages qui se décloisonnent pour donner la parole mélodieuse ou discordante du vivre, rapport conflictuel des consciences qui se rencontrent, je peux dire que je me sens vidé, au seuil de moi-même dans ce que je dois à nouveau réinventer. rock land est un sorte d’inukshuk symbolique qui marque ce voyage hallucinant. j’en garde le souvenir dans ma fibre, mais je m’en éloigne à chaque instant.

Commentaires (3)

  1. Pat B a écrit:

    Je te comprends Tony.
    L’exemple est cucul mais c’est comme si on avait vu l’enfant grandir AVANT sa naissance, qu’on avait vécu avec lui, joué et pleuré. Et quand vient l’heure de l’accoucher, de le faire entrer dans le monde, il vole déjà de ses propres ailes et nous laisse esseulé.

    Ah, que c’est beau. 🙂

    mercredi, 24 mai 2006 à 09:13 #
  2. Papa Perrasite a écrit:

    C’est difficile un accouchement.

    mercredi, 24 mai 2006 à 09:24 #
  3. Nancy a écrit:

    Un genre de vide post amoureux…mais également le repos dûment mérité du guerrier. Tu l’as rendu à maturité ce rock land et la magie s’opère il est chez moi entre mes mains. MAGIQUE TREMBLAY MAGIQUE laisse ta terre se reposer.
    Nancy

    jeudi, 25 mai 2006 à 14:25 #