instantané de voyage

j’aurai cru à une apogée de chaleur dans l’été sans onde qui se propageait entre nous étions les joies de la mort dans un espace qui s’amenuisait tout autour jusqu’à restreindre d’abord nos propres mouvements ensuite seulement les miens jusqu’à la paralysie l’amour de la paralysie jusqu’à m’engluer dans les fils d’une toile d’étranglement

on découvre l’autre sculpte la masse de ce filet à même son corps
ne comprend que lorsque le dernier souffle sort sur la langue

la nuit force le rêve à couler