Commentaires (4)

  1. Nic a écrit:

    Débat est, en effet, un mot fort. La poésie s’accomode du Web depuis longtemps. On ne peut pas en dire autant des formes narratives.

    Pour un romancier, le vrai débat est:

    1. Est-il commercialement viable de faire coexister une version électronique et une version papier du même bouquin?

    2. La réponse est-elle différente pour un écrivain francophone que pour un écrivain anglophone?

    3. Comment vendre la question à son éditeur?

    vendredi, 23 juin 2006 à 15:03 #
  2. tony tremblay a écrit:

    Ce sont des questions pertinentes que tu souleves ici, et qui sont révélatrices par rapport à ce «scrupule» qu’auraient les romanciers transmettre leurs écrits sur Internet. Et effectivement, les poètes s’accomodent beaucoup mieux de cette méthose de diffusion. Pourquoi?

    Le commerce.

    C’est bien connu, les poètes ne font pas beaucoup d’argent avec leurs livres (ou du moins pas avec les ventes) et il y a une idée dans la tête des romanciers et à travers toute la chaîne du livre que le roman se vend mieux que la poésie. la poèsie peut bien être le parent pauvre de la littérature!

    Ceci dit, le peu d’argent que la plupart des romanciers peuvent engranger dans une année et assez comparable en moyenne à ce qu’un poète peut arriver à générer comme revenus. Mais la conception largement répandue que l’écriture d’un romancier a plus de valeur marchande qu’un poème inciterait selon moi les auteurs à hésiter devant la page numérique.

    ceci dit, le célèbre auteur William Gibson dévoile depuis quelques semaines de larges pans de son prochain livre sur son blogue (voir mes liens dans la colonne de droite). Le livre qui en résultera se vendra probablement très bien.

    vendredi, 23 juin 2006 à 17:04 #
  3. tony tremblay a écrit:

    j’ajouterais que je pense que l’éditeur n’a pas grand chose à voir dans la décision d’un écrivain d’écrire sur le net. Un minimum de liberté éditoriale face à son éditeur me semble vital.

    vendredi, 23 juin 2006 à 17:06 #
  4. Nic a écrit:

    Un éditeur n’a en effet rien à voir avec le fait d’écrire sur le Web ou non. En revanche, il est concerné si l’auteur veut, par exemple, rendre disponible gratuitement en format pdf la totalité d’un texte qui n’a pas été écrit initialement pour le Web.

    Les éditeurs (et distributeurs) sont réticents à l’idée de donner le texte gratos sur le Web. Personnellement, je crois que ça aide la cause du livre dans tous les sens — y compris pour les ventes. Mais dans un petit marché comme le nôtre, les gens sont plus frileux. Et les précédents sont rares. Difficile d’évaluer ce que ça donnerait.

    Je vais aller jeter un coup d’oeil à Gibson.

    vendredi, 23 juin 2006 à 23:04 #