défenestrés

seul
sur la terre
dans l’espace de ma tête
dans ma peau de mer consciente
fictive de poésie en tout
les horizons que je
crois voir

ce soir
je prie dans ma chair
mendiant presque
une parole qui grandirait
comme un arbre
qui se déploierait en jeu ouvert
printemps trop clair
comme en peine de
qui ne s’explique
poussières vertes
qu’aux saillies de rêves
défenestrés

plus de rêves
que le poème
dans l’action

immobile