la littérature, c’est pas le salon

un écrivain québécois très en vue et très médiatisé actuellement a déjà écrit quelque chose qui ressemblait à ça: «la littérature est composée des gens qui la font».

misère.

ça nous éclaire un peu sur la petite politique, les cliques et la pourriture des «infaillibles» qui gravitent parfois dans les hautes sphères du (petit petit petit) milieu littéraire québécois.

non, je ne vous donnerai pas de noms.

faut juste pas oublier que la littérature, ce n’est pas le salon, ni le festival, ni l’union, ni l’université, ni la chaire, ni l’invitation à l’étranger, ni le prix, ni la bourse, encore moins le chèque, et surtout pas l’auteur qui l’encaisse…

on se serait attendu à mieux, du genre: la littérature, c’est les mots, les textes, les livres, et pourquoi pas, les blogues (parfois). les auteurs, ultimement, ne sont rien face au texte.

c’est le texte qui doit gagner. et ces temps-ci, le texte perd trop souvent au profit des égos narcissiques démesurés.

assez.

P.S. : parce que vous avez été gentils, voici un texte de Daniel Guimond, que je place en référence ici: Portrait-robot du blogueur armé

Commentaires (5)

  1. Pat B a écrit:

    Ah, ce n’est pas moi alors. Moi j’ai dit « la littérature est la dernière forteresse de l’humanité orpheline ».
    (Sors ça dans une conversation, en plein souper, ça fait de l’effet).

    🙂

    (Mon dieu Tony, il faut quasiment montrer son passeport pour laisser un commentaire ici!)

    à+

    jeudi, 15 novembre 2007 à 22:19 #
  2. youlia a écrit:

    ta façon de voir les choses me plaît…

    vendredi, 16 novembre 2007 à 04:51 #
  3. tony tremblay a écrit:

    @ Pat:

    je l’ai essayé hier soir, et je me suis fait jeter dehors!… 😉

    Pour ce qui est du presque passeport pour commenter: c’est malheureusement l’une des multiples mesures que j’ai du déployer pour contrer le spam de commentaires qui sévit gravement sous wordpress. Je songe d’ailleurs à ajouter un scanner de plis fessiers pour l’avenir… 😀

    vendredi, 16 novembre 2007 à 11:04 #
  4. Jack a écrit:

    Vu Gilles Vigneault écrire de sa main hier (à Contact, télé-québec) : «le monde se cache dans les mots». Ça rejoint un énoncé très connu de Wittgenstein qui me travaille toujours la caboche : Les limites de mon langage sont les limites de mon monde. Ça va aussi dans le sens de Michel Garneau, je pense, qui dit en substance : ce n’est pas tant les poètes que j’aime que la poésie. Tu auras compris que je suis d’accord. La littérature est paysages. Les écrivains : passagers paysans. Essentiels mais pas en eux-mêmes. «Il faut bien plus que des bagages pour voyager».

    samedi, 17 novembre 2007 à 01:03 #
  5. guimond daniel a écrit:

    Les mots sont les caresses armées
    Que savamment j’administre aux textes
    Mes amours de traverse
    Tels des accidents sur le point
    De faire surface à la une des journaux
    Dans la rubriques catastrophes naturelles
    Ou mon prochain recueil tel un tsunami
    Se fraye un chemin
    Dans cet océan de barbelés
    Communément appelé
    La liberté d’expression

    mardi, 20 novembre 2007 à 18:13 #