hypothétique constat personnel parmi tant d’autres du vide et de la superficialité de l’époque #2 (les outils du poète)

un professeur à l’université ne met jamais les livres de Tony Tremblay au programme, mais de temps à autre il en parle volontiers négativement, décrivant ceux-ci comme étant des tares textuelles qui n’ont pas été construites convenablement, c’est-à-dire (prenez des notes les enfants, c’est important) avec les outils des bons poètes: représentations de compas, métaphores d’équerre, signes de népotisme.

Commentaires (3)

  1. Louise Labrecque a écrit:

    Le problème avec la littérature c’est qu’elle est encore plus bourgeoise que cette saleté de bourgeoisie.

    Le parnasse ouais tu parles… toujours le même blabla des faux poètes, absents à eux-mêmes, absents et exilés dans des compromis faciles.

    Le génie dérange, le talent c’est pire. Facebook n’est que le miroir, l’illusion béate d’une culture qui ne peut pas tomber plus bas.

    Après ça, ils vont venir nous dire comment penser… prêt-à-penser… et à réduire son cri à l’analyse pragmatique des faits entre deux salons du livres soporifiques dont le double discours ne trompe personne.

    Ne pas publier, dans ces déplorables conditions, est un honneur.

    lundi, 3 décembre 2007 à 22:08 #
  2. Msieu D a écrit:

    Le problème entre Tony Tremblay et l’institution c’est que ce dernier n’est pas encore mort.

    Longue vie à T.T.

    Msieu D

    jeudi, 27 décembre 2007 à 23:31 #
  3. alexandre v a écrit:

    Les poètes « comme il le faut », ne proviennent que par des représentations de certaines « élites » proclamés à la va-comme-je-te-pousse entre amis, c’est économique ainsi. Le problème est que de cette façon, façon autoritaire de l’avant-révolution, l’art ne s’émancipe pas de ses codes arbitraires installés selon le goût de monsieur le gardien. Il n’y a pas de bible de la poésie à ce que je sache, de toute façon la bible, nous la défions au quotidien.

    La poésie se veut un langage éclaté, un langage spontané et, justement, un langage du coeur, pas si tant de la tête… Les règles se rattachent à la tête… La poésie non.

    Mais un best-seller, aux Écrits des Forges, par exemple, est l’écoulement de deux éditions de 500 copies, donc, 1000 fois et ce n’est pas tout le monde qui écoule la première…

    L’économie n’est pas une affaire de coeur, la poésie oui…

    Donc, d’après moi, comme dans la vie, on vient au monde et on le quitte, la plupart du temps, seul. Entre les deux, c’est nous qui avons les mains et les pieds… Pas l’institution.

    vendredi, 28 mars 2008 à 18:23 #