Robbert Fortin 1946-2008

…est décédé le lundi 14 avril 2008 en après-midi des suites d’un malaise cardiaque, à l’âge de 62 ans, notre ami, notre frère, notre phare dans la tempête, notre arbre millénaire profondément enraciné, notre poète exigeant et plus souvent qu’autrement notre guide, amoureux du mot vrai et de la couleur qui fuse, et l’un des derniers remparts contre la mort de l’âme et l’asservissement du poème

Robbert…

j’en reviens juste pas… je suis scié, dévasté par cette triste nouvelle…

repose en paix, mon ami, mon frère…

Poète, Robbert Fortin était aussi peintre et graveur. Après des études au Séminaire Pie X de Hauterive (Baie-Comeau) et au Collège Jean-de Brébeuf à Montréal, il a entrepris des études universitaires en lettres québécoises et en création poétique à l’Université du Québec à Trois-Rivières, puis à l’Université Laval.

Parallèlement, il est devenu annonceur et animateur à Radio-Canada jusqu’en 1990, tout en poursuivant sa carrière de peintre et de poète. Après quinze ans passés en sol franco-ontarien, Robbert Fortin est revenu habiter au Québec en 1996.

Depuis, il a écrit, peint et a vécu à Montréal où il a fréquemment donné des récitals de poésie. Il a obtenu le Grand Prix du Salon du Livre de Toronto en 1995 pour son recueil Peut-il rêver celui qui s’endort dans la gueule des chiens (Prise de Parole). Parmi ses dernières publications: Les nouveaux poètes d’Amériques (réédition à l’Hexagone, 2002), L’aube aux balles vertes (Hexagone, 2000), Les dés de chagrin (Hexagone, 2006).

Robbert Fortin était le directeur de la collection L’appel des mots aux éditions de l’Hexagone. Artiste intense, entier, rassembleur et charismatique, il a su créer, au sein de l’Hexagone et dans le coeur des poètes qu’il aimait et dont il aimait être entouré, un espace de liberté, de création audacieuse, de parole rigoureuse, d’amitié sincère et de fraternité humaine, qui a su rallier toute une nouvelle génération de poètes.

On se souviendra de lui longtemps.

Commentaires (2)

  1. Philippe-Jonathan Côté a écrit:

    ayoye,

    la vie nous réserve de ces surprises, qu’on a l’impression de rêver, qu’on va se réveiller
    quelle perte
    j’en reviens tout simplement pas
    je lui parlais la semaine dernière et pouf, il n’est plus
    je lui en dois tant

    merci pour tout Robbert
    on ne t’oubliera jamais

    mardi, 15 avril 2008 à 22:13 #
  2. El Gharbi a écrit:

    Je crois etre l’un des derniers a avoir ecrit sur Robbert Fortin comme le confirme son blog. Je regrette sa disparition.
    A lire votre texte, je regrette de ne pas etre entre en contact avec lui

    mercredi, 18 juin 2008 à 08:55 #