l’emprise du langage (corps-poème / petite prière respiratoire)

que restera-t-il quand
une fois passées les portes
de l’inappréciable
toutes les leçons
de la lumière

quand
les culbutes de la mort
assimilées déjouées
rendues rouges de honte
tant la plénitude
suspendra nos sourires

que nous restera-t-il
à ce moment-là
pour savoir encore
si le sang coule
que le coeur bat

dire
sans dire

que le corps alors
dans un geste abatte
tous les poèmes
sur le terrain du sens

puissant que
le souffle soit
avant la
mort

Commentaires (2)

  1. Nancy a écrit:

    Je suis passée 4 à 5 fois pour le relire…

    Bon signe

    Nancy.

    lundi, 16 juin 2008 à 10:07 #
  2. Paula a écrit:

    Merci pour ce moment. Moi qui erre sans but. Un poème. Et soudain le temps qui s’arrête. Et soudain le silence.

    lundi, 16 juin 2008 à 19:33 #