5 ans

Je constate qu’après des mois de ma présence plutôt modeste ici, que ce carnet est rendu un peu mort-vivant.

Pourtant, la force vive de dieu diesel c’est l’écriture, ces signes témoins d’une énergie qui existe quelque part en moi, de l’essence même de ce que je suis. Cela a toujours été ainsi depuis la création de ce lieu au printemps 2004. L’écriture qui dit, invente, dépeint, transmet, détruit, aime, désire. Ce site, c’est aussi l’écriture de l’oeil, une vision du monde, quelques électrons et la capacité de s’extasier face aux espoirs et aux possibles et également d’être en colère parfois parce que c’est humain aussi.

dieu diesel, c’est ça. Depuis cinq ans maintenant c’est ça, alors que s’amorce ce mois d’avril qui ramène enfin le beau temps. Cinq ans de poésie en pleine mutation. Une mutation à la puissance insoupçonnée à un point tel qu’au tout début de l’aventure de ce blogue, je ne me rendais pas encore compte des changements qui déjà étaient en train de survenir en moi. J’allais revenir de loin.

dieu diesel, ces deux mots qui nomment maintenant ce site web, c’est le symbole de la machine omnisciente, d’une conscience universelle dont chacun de nous serait une extension, par l’écriture au sens large, la poésie et cette fragile capacité d’influer sur le réel par cette part d’«irréel», de virtuel qui existe sur ce vaste réseau.

Je pose alors cette question: l’irréalité et la réalité seraient donc de même nature?

Aujourd’hui, je le crois.

Bon anniversaire, dieu diesel.