ça presse

Je suis fatigué. J’en ai ras le ponpon. J’en ai marre.

Comment en sommes-nous arrivés à un tel de dégré de déroute?  Comment des êtres supposément sensés ont pu, sans être gravement détachés d’eux-mêmes et de ce qui les lie à la terre, donner leur accord à une telle perte de contrôle, une telle déshumanisation, une telle volonté de destruction, un pareil épanchement de haine et d’hypocrisie, cette sur-gestion si invraisemblable des affaires du monde et de la cité?

L’humble et simple observateur à l’oeil le moindrement avisé, portant en son coeur un minimum de sympathie pour son prochain , un brin d’humanité, ne peut que constater qu’il y a ici à l’oeuvre à travers le bruit médiatique et le discours ambiant, en filigrane de nos vies, arrivées là consciemment ou inconsciemment, volontairement ou involontairement, de vastes entreprises de déstabilisation du langage même, de destructuration de la grammaire, de la syntaxe, une perversion du sens des mots, de la pensée. Blanc est noir, noir est blanc et vice-versa, sans fin jusqu’à l’absurde. La pensée ne sera bientôt plus possible, sous peine d’arrestations arbitraires et d’amendes lourdes. Surtout, ne dérangez pas les bandits pendant qu’ils sont en train de nous départir de ce que nous sommes…

Nous assistons sans rien faire à une vaste entreprise de piratage du bien collectif, au sabotage de la pensée critique, de la vie elle-même.

Mes amis.
Il est temps de reprendre collectivement le contrôle de nos vies.
Ça presse.