jusqu’à ce que les os se dissolvent

la cigarette sent le steak au poivre noir
le fond de whisky goûte l’eau de javel
dehors il pleut des lampadaires mal lunés
et je n’ai rien d’autre envie de faire
que de chialer
jusqu’à ce que les os se dissolvent
et qu’on change de poste

– José Acquelin

extrait de Tout va rien, Éditions de l’Hexagone, 1987, p.62