goth

je n’ai plus de repères
dans la nuit inquiète
pas de balises ni de cartes
que des bleus étoilés une complainte
dans une langue inventée elle perce
les rêves des enfants meurtris
qui dorment dans les alluvions
de nos déroutes mon amour

nous prenons les mauvaises
décisions ce que nos coeurs
nous dictent ce que que l’on a appris
dangereusement en comptant
tous les amas d’obscurité tes yeux noirs
le vol ivre d’une chauve-souris
et mes mains enfouies dans ton ventre

je suis perdu dans les bois
de ta forêt de contes avec les esprits
les lutins les énergies qui animent
tes pas hésitants dans la tourbe mouillée
qui enveloppe dorénavant mon coeur

je ne t’espérerai plus qu’en fée sylvestre
me jetant le sort de la fin des temps
pour me libérer de l’enfer de la chair
de ton sang qui donne vie à la folie
que je t’ai consacrée

sans doute pour renaître
de l’autre côté du monde
enracinés l’un dans l’autre
par la vérité de nos regards