ce qui commence

arriver à ce qui commence
perdre usage de ce
fol langage ne plus pleurer
l’exagération du spasme l’heure est
grave les édifices s’écroulent tu
n’as plus la même voix
mon amour pour crier combien la vie
est douce hors de ce chaos

les cœurs explosent en
amas de pierres grises les jours
s’allongent de plus d’une année
nous perdons l’usage du temps
et les loups hurlent la fin
de l’etreinte quand
les baisers pourrissent quand
les arbres n’arrivent plus
à négocier les saisons

la nuit saisit nos ébats en
statues de tristesse et
en dépit des ruines nous le
jurons mon amour cette ville
sera reconstruite
en moins de sept jours

Commentaires (4)

  1. Dominique Laguë a écrit:

    Magnifique, cher Tony….
    Tu fais rebattre en moi le long poème qui meurt trop souvent.

    Tout se qui s’écroule se soulèvera à nouveau dans l’amour inachevé de nos ancêtres.

    Mercredi, 13 novembre 2013 à 11:33 #
  2. Tony Tremblay a écrit:

    Merci mon cher Dominique. Bien content de savoir que tu passes par ici…

    Mercredi, 13 novembre 2013 à 13:04 #
  3. Emmanuel a écrit:

    Quel beau poème. J’ai hâte de pouvoir lire ton prochain recueil.

    La polysémie créée dans certains vers par ce « fol langage » est splendide;

    «pierres grises les jours»

    J’aurais tendance à éliminer cependant la rime finale de «jour» et «amour»

    jurons mon amour cette ville
    sera reconstruite
    en moins de sept jours.

    Ou quelque chose du genre.

    Splendide travail.

    Vendredi, 6 décembre 2013 à 21:09 #
  4. Tony Tremblay a écrit:

    Merci pour ton commentaire.

    Pour ce qui est de la rime à la fin, tu as tout à fait raison. J’ai suivi ton exemple et j’ai corrigé.

    L’ensemble de la strophe s’en trouve ainsi renforcée.

    Écriture collaborative, presqu’en direct. :)

    Jeudi, 12 décembre 2013 à 17:05 #