Archives par catégorie: poésie québécoise

the future

« Give me crack and anal sex
Take the only tree that’s left
and stuff it up the hole in your culture
Give me back the Berlin wall
give me Stalin and Saint Paul
I’ve seen the future brother:
It is murder.

Things are going to slide in all directions
Won’t be nothing
Nothing you can measure anymore
The blizzard of the world has crossed the […]

images de monstres 2

invisible
voix tremblante
tu exacerbes
ta disparition
tu n’es
plus qu’une ombre
si d’aventure
l’affrontement te fait peur
tu tomberas
***
de vous
nous exigeons une
absolue absorption
un doux flétrissement
cathode reliée
à la moëlle épinière
pour inoculer le poison

images de monstres 1

je suis la matière la lumière
l’immanente vérité planante
au dessus d’âmes lampes naufragères
je suis la misère et le triste
entre la joie et la mort
craignez mon regard
je suis toutes vos croyances
vos renoncements
tous ces soleils ratés
pendant l’enfance des yeux
je pleure l’argument
la rugueuse nécessité
l’amour et ces mains qui courent
les corps s’effritent sous leurs doigts
je suis le dernier le premier
colonisateur de […]

trembler

les tremblements
à l’orée de soi quand
seul à comprendre ce qui
se déconstruit
les ténèbres recouvrent
la beauté du monde
la peur
le chemin derrière
s’effacent à mesure
de l’engagement
d’être ce que je suis
libre

taxidermie

Les taxidermistes du vide ne conduiront plus notre destin.
– Gilbert Langevin

Objets étranges – Archives 1991

Expérimentations retrouvées aujourd’hui dans mes papiers. Textes «calligrammes» (sauf un) rédigés au printemps 1991.

ce qui commence

arriver à ce qui commence
perdre usage de ce
fol langage ne plus pleurer
l’exagération du spasme l’heure est
grave les édifices s’écroulent tu
n’as plus la même voix
mon amour pour crier combien la vie
est douce hors de ce chaos
les cœurs explosent en
amas de pierres grises les jours
s’allongent de plus d’une année
nous perdons l’usage du temps
et les loups hurlent la fin
de l’etreinte quand
les […]

unrebirth

tombent les
ruines la poussière
dense tue le souffle
que de poèmes disparus
et la peur qui foudroie
pour qu’un seul homme
renaisse
il n’y aura jamais
assez d’amour
pour ce que
je me destine
à ne pas être

écrire tes lèvres

la lumière sombre de tes yeux
guide ma bouche écriture
le goût de tes lèvres
cette encre indélibile
sur mon coeur

la première fois (suite destructive – extrait – MAJ)

livre perdu âme grise j’ouvre
un chapitre de poussière et de ruines
le récit pervers standardisé conditionné
par les mensonges du ventre
les limites de nos bouches y sont reconnues
pauvres en nous-mêmes sans mots
justes insensés insensées ces cassures
ces cicatrices ces interdits d’amour ce sang
pourri les recommencements
de nos phrases à finir et ces
gémissements d’aube
permanent cet échec formidable
fera histoire
la nôtre
la première […]