Archives par catégorie: x

vide amore

commettrons-nous encore longtemps ce monde
ces outrances d’humains déréglés
des astres sous influences
sans fraternité ni amour
à mort
?

tonne de briques

je me retire tout privilège
je ne suis l’aveugle de personne
je n’ai jamais accepté
que la lumière ne descende plus
sur nos têtes
j’acquiesce volontiers
à l’inversion des pôles
au désastre des peaux
qui se lézardent
je ne peux que nommer le désespoir
des saisons et de l’époque

images de monstres 3

nos visages
émaciés burinés par la haine
des siècles de guerres
de tortures de peurs
à nourrir les maîtres du monde
dans la plus pure folie
de la perte de contrôle
nos mains
coupables horribles complices
exécutrices des basses besognes
pour empêcher
l’aube
nos yeux
incapables de voir
la lumière
nos bouches
muettes devant l’abject
nos regrets
inévitables

images de monstres 2

invisible
voix tremblante
tu exacerbes
ta disparition
tu n’es
plus qu’une ombre
si d’aventure
l’affrontement te fait peur
tu tomberas
***
de vous
nous exigeons une
absolue absorption
un doux flétrissement
cathode reliée
à la moëlle épinière
pour inoculer le poison

ça presse

Je suis fatigué. J’en ai ras le ponpon. J’en ai marre.
Comment en sommes-nous arrivés à un tel de dégré de déroute?  Comment des êtres supposément sensés ont pu, sans être gravement détachés d’eux-mêmes et de ce qui les lie à la terre, donner leur accord à une telle perte de contrôle, une telle déshumanisation, une […]

nos sens emmurés dans de sordides images de monstres

les éternels retours les saisons dans ta bouche tous les printemps qui te sortent des pores tant de douleur dans le monde la peur du poème dans le siècle qui n’en finit plus de mourir de se mirer dans son miroir psychosé
jusqu’où devra-t-on tolérer la brutalité de nos sens emmurés dans de sordides images de […]

South of the border

Oliver Stone (2009)
(Vídeo)

la fin des haricots

plus rien à prendre plus
rien à donner que des
fissures de verbe les éclats
de moi les épines
au coeur
les regrets fumants les
inquiétudes vives il ne reste
plus rien de l’homme
que je n’ai jamais été
dit en inconscience celui
qui se meurt de vivre

la dislocation sociale par les facultés hypnotiques de la télévision

cette lumière qui s’échappe
des corps    brûlante le long
de l’écran      les objets
cette lumière qui sourd
de l’oeil         sourire
cette lumière que
personne ne voit plus
ils ont bien implanté
le programme

les torsions malignes des sens

le monde se regarde sans se voir
accroché aux fréquences délétères
les torsions malignes
des sens        des mots
inconscient de lui-même
investissant sa foi
dans la mort des peuples
le plus petit mot qui soit
dans la bouche d’ombre
des serpents gestionnaires
l’horreur sera gérée avec
fermeté        froideur et profit